Le service numérique utilise-t-il une redondance uniquement lorsque cela est nécessaire ?
Selon le Référentiel général d’écoconception de services numériques, il est recommandé que le service numérique utilise une redondance uniquement lorsque cela est nécessaire. L'objectif est de réduire les ressources informatiques et de stockage utilisées, ce qui est une considération importante pour l'écoconception et la durabilité des services numériques. Cela implique d'évaluer le niveau de service requis par rapport au besoin réel, car un taux de disponibilité plus élevé demande généralement une infrastructure plus coûteuse, tant financièrement qu'environnementalement.
Pour mettre en œuvre cette recommandation, le service numérique doit se questionner sur la pertinence de la redondance de ses services. Par exemple, est-il critique si le service numérique n'est pas disponible pendant un certain temps ? Selon les objectifs de récupération (Recovery Time Objective - RTO) et les objectifs de point de récupération (Recovery Point Objective - RPO), différentes stratégies peuvent être envisagées :
- Backup & Restore : Cette approche, qui est la moins coûteuse, est adaptée aux applications pour lesquelles un RTO ou RPO de quelques heures est acceptable.
- Pilot Light : Cette méthode implique par exemple une base de données miroir avec des machines virtuelles (VM) éteintes. C'est un peu plus cher qu'un simple backup et restore, mais suffisant pour la plupart des applications sans exigences extrêmes de niveau de service (SLA) (inférieures à une heure).
- Warm Standby : Dans ce cas, les VMs sont déjà en fonctionnement mais à une capacité limitée. Cela peut convenir à des applications nécessitant une disponibilité plus rapide sans mobiliser pleinement les ressources.
La mise en œuvre de la redondance doit donc être ajustée en fonction des besoins réels de l'application ou du service, en évitant une surallocation de ressources qui serait inutilement coûteuse et impactante sur l'environnement.